Depuis l’atelier · N° 13
Le bois d’olivier : beauté et défis
Pourquoi le grain tourbillonnant de l’olivier est si spectaculaire, et ce que son travail dans notre atelier nous a appris à surveiller.
L’olivier est sans doute le bois le plus saisissant visuellement que nous utilisons : un or chaleureux parcouru de veines sombres, tourbillonnantes, presque marbrées. Deux pièces ne se ressemblent jamais. C’est aussi le bois qui a le plus mis notre patience à l’épreuve.
Pourquoi nous l’aimons
- Très dense, autour de 2 700 lbf sur l’échelle Janka (une valeur de référence publiée) : il est dur, lourd en main et résiste aux bosses.
- À texture fine et naturellement huileux, ce qui l’aide à prendre un poli exceptionnellement lisse.
Ce qui le rend difficile
Tout ce magnifique figuré vient d’un grain irrégulier et contrarié, et cela pose de vrais défis.
- Fentes et gerces. L’olivier est réputé pour développer des fissures de séchage, parfois longtemps après avoir semblé sec. Nous n’utilisons que du bois bien séché et inspectons chaque ébauche de près, puis à nouveau après l’ébauchage.
- Arrachements. Le grain tourbillonnant change sans cesse de direction, si bien qu’un outil peut soulever les fibres au lieu de les couper proprement. Cela exige des outils affûtés, des coupes légères et plus de ponçage.
- Adhérence de la finition. Les huiles naturelles peuvent empêcher certaines finitions d’adhérer correctement. La préparation de surface avant le scellement compte davantage avec l’olivier qu’avec presque tous les autres bois que nous tournons.
- Le fil droit est rare. Trouver une ébauche qui a le figuré et un fil sain sur toute sa longueur oblige à rejeter beaucoup de bois.
Pourquoi notre modèle est simple
Le Halo est volontairement une forme droite et effilée. Une forme simple laisse le grain devenir la vedette, et évite de demander à un bois au grain sauvage de porter en plus une courbe prononcée.